La guide voit dans la nature l'oeuvre de Dieu!
Elle aime les plantes et les animaux.
"Rien n'est plus capable de susciter et d'entretenir les sentiments que la contemplation des
grandes oeuvres de Dieu au milieu desquelles s'exerce notre vie scoute."
Des principes à appliquer :
Propreté, savoir se gêner un peu pour ne pas salir, ne pas gaspiller ?
Cruauté envers des animaux (ou même des végétaux saccagés) ?
Compromettre l'équilibre de sa santé (par trop de sucreries, alcool, ou cigarette) ?
Négliger son corps, ou au contraire s'en préoccuper trop humainement ?
Respecter notre nature humaine et reconnaître ses limites et ses lois ?
Connaissance, protection et engagement pour la "culture de Vie"
Regard surnaturel et action de grâce face aux beautés de la Création ?
Le Père Sevin disait :
Certains disent que nous avons ici le « Made in England » imprimé sur la Loi, la preuve qu’elle vient « du seul pays où il fasse bon d’être roi ou cheval ».
Mais rien ne nous empêche, nous catholiques, d’y retrouver l’influence de St François d’Assise et de sa prédilection pour nos sœurs les alouettes et notre frère le loup de
Gubbio[1].
En tous cas, l’idée est excellente et opportune. Il est notoire que les enfants, surtout les enfants du peuple, sont souvent cruels dans leurs jeux. Entraver le développement de leurs instincts
barbares, leurs apprendre les soins à donner aux animaux domestiques, le cheval, l’âne, le chien, n’a rien de superflu.
D’autre part, les publications scoutes n’invitent pas à la sensiblerie à l’égard de nos soi-disant « frères inférieurs ».
Le scout évite cependant de les faire souffrir et ne tue que les animaux malfaisants ou ceux qui doivent servir à son alimentation. Dans l’esprit du législateur, cette règle repose sur un fondement religieux : on doit respecter la vie, présent de Dieu et tous les êtres vivants, créatures de Dieu[2].
Père Jacques Sevin
Le scoutisme
[1] Lire à ce sujet : « L’Eglise et la Pitié envers les animaux » Recueil de textes originaux tirés des pères et de la vie des saints, par la marquise de Rambures, Paris, Lecoffre 1908.
[2]
Roland Phillips après avoir rappelé qu’on doit traiter les animaux avec
bonté et respect (comme créatures de Dieu), ajoute : « Je sais bien que si que si un lion rencontrait le Chef Scout dans la jungle, il le traiterait autrement, mais voilà, les lions ne sont pas à
l’école primaire, et on ne leur a pas appris la loi scoute".